Si je devais emporter avec moi un souvenir de la planète Taire version « Extinction de la Cinquième Race » : ce serait cette chanson.
Un beau bilan de la Tragédie humaine. D’une Conscience qui s’ignore et qui a pourtant déjà un pied hors de la tombe, sans le savoir. Sans le Savoir.
Je n’échappe pas à la règle tacite : je suis un merveilleux Specimen qui a longtemps souffert d’ignorer sa propre Ignorance. Adepte des Oppositions contrôlées en tout genre, j’ai détesté devoir me Terre !

Ce clip est un joyeux mix entre Créativité, Discernement et Étreinte Mortelle. La boucle est Bouclée. Clap de fin. Le serpent est repu. La pomme a été mise en bouche, recrachée, gavée de force, vomie et finalement resservie dans une sauce noirâtre qui a un subtile arrière-goût de Lucidité.
Le terrien continue à gesticuler au pied du mur, au pied du monde de la mort. Sous le regard éventuellement amusé des Gardiens de conscience. On y va à la Loosh : colère, amerture, ras-le-cul, dépression, haine, auto-haine … Un SOS envoyé dans le cosmos et qui s’obstine à rester sans réponse.
L’attente d’un enfoiré de sauveur. Pire : le besoin d’en devenir un aux yeux aveuglés d’une humanité agonisante.
Les rappeurs pour dénoncer, les gourous pour apaiser. Laisse ton manteau à l’entrée : ici-bas, pas besoin d’Identité.
Qu’on reparte dans un nouveau scénario matriciel, façon moyen-âgeux, ou qu’on soit Upgradés dans un imaginarium façon Geeks sur Mars : ça n’a aucune Sixième espèce d’importance.
- La vérité est ailleurs, depuis le temps qu’on vous l’dit !
- La pensée vient d’Ailleurs, va falloir le répéter jusqu’à le faire entrer dans un Clip !
- La souveraineté, elle n’est nulle part ailleurs : fourre-toi ça dans l’œil !
… Bon visionnage.
J’adore votre rap cosmique, ultramental et irrévérencieux à souhait.
Pierre-Luc
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