Je n’ai jamais aimé parler. Je n’aime pas utiliser la voix. C’est quelque chose qui me fatigue énormément, qui me vole et viole mon énergie. Qui active des mécanismes toxiques.
Je sais qu’il est dit que l’homme nouveau, la femme intégrale parlera. Pour fuir le canal de la pensée trop pollué(e). Je valide. Et puis j’aime entendre parler des êtres vibrants. Moi je n’aime pas parler, c’est tout.
J’aime faire connaissance, j’aime ouvrir mon univers à une personne qui s’intéresse réellement à ce que j’ai à Dire. J’aime surtout poser des questions. Mais à chaque fois que je parle, je le paie. Trop cher.
Je suis capable de vendre un concept auquel je crois. Paraît que j’ai la conviction et un respect naturel qui feraient de moi une bonne porte-parole. Je m’en fous, pas mon problème.
La voix est l’outil de l’égo … Et l’égo est trop con pour travailler suffisamment la matière qui sort par ce canal. Quand j’écris, je suis capable de reconnaître ce qui est le produit de la mort sur ma pensée. Je peux tuer dans l’œuf la phrase qui ne vibre pas. A l’oral, ce qui a commencé à se dire, me fera violence pour aller jusqu’au bout du processus. C’est alors trop tard, la Forme existe. Et tout le mensonge planétaire qui va avec.
Je parlerai quand la partie planétaire de mon ego aura été complètement annihilée et que sortira de ma bouche la pleine Réalité. Et sachant que la réalité ne pourra jamais entrer dans l’entonnoir du monde des mots-morts, je préfère me taire.
Parler c’est ouvrir les portes de mon paradis : ça le souille instantanément. Je ne supporte plus que l’on profane mon territoire. Ceux qui veulent me faire parler sont incités à me vampiriser. C’est ok : c’est le but du jeu. Sauf que je ne joue plus. Je me sais fragile, en cours de re-programmation, et c’est intelligent de se taire dans ces conditions.
Je n’ai plus de vie sociale ni professionnelle depuis des années, et parler ne me manque pas. Je ne décroche jamais si le téléphone sonne. Je fais un immense effort le jour de l’an et de mon « anniversaire ». C’est déjà trop. Chaque année j’impose mes nouvelles règles. Car apparemment c’est trop compliqué à comprendre pour un être humain, que parler pour ne rien dire : ça me fait chier. Encore une injonction et une stupide norme. Si je ne partageais pas ma vie avec une pipelette d’homme avec qui j’adore communiquer, je garderai le silence. Mon Précieux !
Je fuis mes voisins pour ne pas avoir à parler. Car si je les croise, je vais avoir grand plaisir à leur adresser ma Parole, à leur sourire et à leur donner toute mon énergie. Et puis c’est le drame. Je suis vidée et je me fais vampiriser par d’autres voisins : ceux du monde de la pensée. Et je suis cuite !
Parler souille la micro-parcelle d’intelligence qui me maintient en Vie. Je n’élève la voix que pour contrer un mensonge, pour faire barrage à une attaque contre la Vie. Je suis la gardienne de l’ineffable et si je parle c’est qu’un truc en moi veut Gueuler. Alors on me trouvera étrange, inappropriée ou en décalage d’une manière ou d’une autre.
Pendant longtemps je ne parlais qu’un minimum (pour répondre à un prof qui m’interrogeait). Je n’avais même pas le vocabulaire pour exprimer mes ressentis. Au pire je claquais une porte : c’était clair. Puis je suis devenue instruite, intelligente et suffisamment cultivée. C’est un piège. J’ai commencé à être apte à parler, à défendre, à me défendre, à prouver, à Communiquer Vrai.
C’est là qu’on touche le piège ultime. Le complot de tous les complots. J’ai toujours cru qu’en expliquant bien, on pouvait se faire comprendre. Rien n’est plus faux. Lorsque la Parole est ajustée, que le vocabulaire est en place, que la conviction y est : l’égo en face ne comprendra que ce qu’il est programmé à comprendre.
J’ai trop donné. Trop aimé. Trop parlé. Sur des modes inaccessibles au commun des mortels. Je veux la paix désormais. Je n’accepte plus de parler qu’à des immortels dans mon genre. Et toc.
Parler à voix haute pour dire aux autres Sots qu’ils me font chier, ça c’est juste. Ça sort tout seul. Converser entre morts-vivants, c’est tomber dans leur piège. Ils écoutent dans ma tête alors ils savent ce que j’ai à dire !!
Si une personne se plante devant moi avec le besoin de se reconnecter à son Savoir, là je puiserai dans mes énergies vitales pour lui confirmer qu’elle peut se faire confiance et que moi aussi j’ai longtemps cru que j’étais dingue. Mais jaser pour alimenter l’astral : fuck. Ils m’ont niaisée trop longtemps.
Écrire est un piège doux, comme une caresse à la surface du mensonge, alors que parler est une claque d’une violence inouïe. Elle me défonce la main autant qu’elle abîme l’abomination que j’attaque. Je n’ai pas cette énergie, je n’ai pas été câblée pour ça. C’est une programmation, bien entendu, mais elle au service d’un truc qui me semble ajusté.
Je suis libérée du syndrome du sauveur, dernier ressort qui pouvait me faire aller au delà de mes limites.
Je n’ai envie de parler que lorsque je sais que ça va choquer. Là ça m’amuse, ça vibre. J’ai envie de parler quand il faudrait se taire, de l’ouvrir pour dire au bruit ambiant de la fermer.
J’aime tout prendre au sérieux mais lorsqu’il y a un drame, j’en ris. Sur cette planète le timing n’est jamais celui qui fait mon affaire ! Je ne me lève, ne mange, n’ouvre la bouche ou les cuisses que lorsque le Temps est venu : et je ne suis jamais là où on m’attend.
Je réalise cela relativement tard dans mon existence car il m’a toujours été naturel de n’écouter que mon propre bon-sens. Qui passe selon le contexte pour … de la paresse, de la crise d’ado jamais terminée, de l’égoïsme ou carrément de la manipulation (me voilà flattée).
On ne m’invite en général à parler que pour me dire que j’ai tort. Me le faire gentiment comprendre. Je suis trop gentille, j’aime donner raison aux gens car je sens qu’ils en ont besoin. Les êtres humains sont fascinants. Épuisants.
Un jour j’ai proposé à ma mère qu’on arrête de se Parler, juste comme ça, parce qu’apparemment on n’avait rien de pertinent à se dire. Elle n’a pas cerné mon positionnement, qui me semblait profondément cohérent. C’est là que j’ai compris que ma Parole était au service d’un truc qui me dépasse. Et qui n’a pas sa place dans ce monde.
La parole a été piratée, comme tous le reste. Croire que c’est l’outil ultime au service de l’intelligence est une croyance comme une autre. Je ne crois plus en rien. Rien de ce qui passe par les sens.
Et puis il parait que mon Regard parle pour moi. Que l’œil gauche est douceur alors que l’œil droit remet les choses à leur place. Mais non je ne louche pas, voyons.
La conversation appartient au monde de la mort. La télépathie est mon mode naturel alors en attendant de me capter, merci de me lire !

Con-verser, paroles de Connes
Aïe! Aïe! Piège astral majeur à l’horizon !
Serait dommage de vous perdre dans cette direction !
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Haha il faut me faire confiance voyons ^^ C’est plutôt difficile de se perdre sur un chemin tout tracé.
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Complément de réponse : j’ai conscience d’avoir modifié la vibration et de n’avoir alimenté qu’une Vérité relativement mensongère, car j’avais en « tête » de m’adresser à un type spécifique de personnes qui ont besoin d’être rassurées dans le fait de s’écouter dans leurs besoins (neurologiques) : et donc de faire un pas vers leur Intelligence, qui les sort d’un collectivisme toxique, et qui amènera d’elle-même le discernement et la réactivation de Savoir nécessaires. Jeu dangereux ? probablement.
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Dac. Je comprends mieux (même si ce n’est pas de mes oignons cosmiques). Merci de m’avoir répondu.
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Merci pour la mise en vibration ! C’était important de débloquer l’explication, et ça m’a mis le pied à l’étrier pour la suite du texte. La Parole : c’est un gros dossier, il va y encore avoir du chahut car je dois Debunker violemment cette thématique.
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